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Méditation (KE WEN)

Conseils pour la méditation

Conseils pour entrer dans la méditation

par Ke Wen et Zhang Ming Liang

 

 

A un certain moment dans notre vie, on a envie de méditer.
Tout d’abord, on choisit une bonne position pour installer notre corps.

De la posture allongée à la position du lotus, c’est un chemin de progression. Il ne faut pas se conformer à une image stéréotypée ou imposée, et ne pas se forcer à se mettre en tailleur ou en lotus alors que le corps est loin d’être prêt.

Il est important que le corps soit installé confortablement pour pouvoir entrer dans l’état de calme.

Une fois la posture bien choisie, commencez à pénétrer à l’intérieur de la méditation.

Il y plusieurs étapes successives :

1. Au début, le calme nous fait beaucoup de bien. On peut enfin décharger nos tensions, nos émotions négatives. On peut dialoguer avec notre corps, notre cœur, à l’intérieur de soi. On relâche alors le corps en se réunissant avec son être, on évacue les émotions excessives et on s’éloigne des situations difficiles.

2. Progressivement, quand le calme devient plus profond, on entre dans une autre phase de méditation. On se rend compte que la méditation est loin d’être une technique de bien-être qu’on peut acquérir facilement. Entre l’état méditatif, le vrai calme, le vrai espace de bien-être, et mon état actuel (physiologique, psychologique, émotionnel) il y a tout un chemin à parcourir, parfois difficile, parfois très intense.

La méditation n’est plus un abri ou une fuite, c’est un chemin d’ouverture dans lequel on va se confronter à la profondeur de nous-mêmes. Comment et à partir de quel moment va-t-elle réveiller notre vie interne, notre source et force de vie ? Il faut faire face à soi, car nos faiblesses, nos angoisses, nos souffrances, nos regrets et nos peurs doivent remonter à la surface si l’on veut toucher la profondeur.
Là on touche le vrai sens de la méditation. Comment sentir, comprendre et libérer les souffrances ancrées dans la mémoire du corps et de notre vie ? Il faut accepter de se confronter à ces questions pour aller plus profond, et trouver le vrai sens de l’existence, du monde et de l’Univers. C’est la part essentielle de notre progression dans la méditation.

Quelle que soit la méditation, quand les émotions débordent sur le corps, elles nous empêchent d’être dans le calme, à ce moment-là il faut déplacer l’intention pour recréer le lien corps-esprit et remettre l’excès émotionnel dans la circulation du Qi.
A. Il faut penser à vérifier chaque partie du corps: où sont les tensions, où est la douleur, puis effectuer la relaxation spéciale (voir chapitre 6 de La voie du calme).
B. Il faut aussi se concentrer sur la respiration et contempler ce qui se passe dans le corps pendant l’inspiration et l’expiration: observez l’air qui entre et qui sort et tous les changements de perception du corps (première étape de la méditation taoïste).
C. Visualiser des belles images de la nature que vous avez vues ou une expérience qui vous rappelle un moment intense de votre vie.
D. Se concentrer sur une zone spéciale du corps.

3. Il faut continuer le chemin avec courage et persévérance. La méditation est un aller-retour continuel dans la quête de notre nature profonde. Il faut traverser beaucoup d’épreuves et de réflexion.

A la fin de ce chemin de montées et descentes, d’échecs et de succès, qui touchent et modifient notre être, on commence à mieux se connaître. On éveille notre nature profonde, qui dépasse et transforme ma vision du monde. En se connectant avec notre nature profonde, on est sur la voie de l’élargissement de la conscience, vers l’union de l’homme et du Ciel.

On se rend compte alors que l’objectif de la méditation qu’on avait au début se transforme vers un chemin de l’infini dans la quête du présent dans chaque instant de notre vie. On se rend compte rapidement qu’on ne peut pas atteindre son but si simplement. On est obligé à un certain moment de lâcher son objectif, pour y revenir ensuite, puisqu’en faisant son chemin, on croise l’expérience de la vraie unité entre l’esprit et le corps.

J’ai des problèmes émotionnels ou relationnels après avoir subi des épreuves ou vécu des circonstances difficiles. On choisit alors la méditation assise de l’esprit du confucianisme.
On commence d’abord à apaiser les tensions et à fluidifier le Qi dans lequel on trouve plus de calme. Ce calme nous rend plus résistants, moins émotionnels, et nous donne une plus grande capacité d’accepter et de relativiser les choses. On constate en même temps que le calme notre état de santé s’améliore.
La pratique et la connaissance de la méditation confucianiste construit un être solide et confiant, elle nous donne la capacité et la volonté de réaliser notre vie. En continuant ce chemin, vous éprouverez le besoin d’aller plus en profondeur et vous trouverez même une cohérence avec la conception du corps-esprit des courants philosophiques occidentaux.

La publication de cet article est autorisée par Ke Wen.

 

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